« Repenser l’Europe » : débat avec les représentants des candidats à la présidentielle
L’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) a organisé ce samedi 10 mars à Enghien-les-Bains, en collaboration avec la Fondation Robert Schumann, les quatrièmes Entretiens d’Enghien, ayant cette année pour thème « Repenser l’Europe ». J’ai été conviée à y présenter les propositions de Nicolas SARKOZY face aux représentants d’autres candidats à l’élection présidentielle, en complémentarité avec mon collègue Jacques MYARD, député UMP des Yvelines, membre des commissions Affaires étrangères et européennes de l’Assemblée nationale. Etaient présents également à cette table ronde André GATTOLIN, sénateur EELV des Hauts‐de‐Seine, secrétaire de la commission des Affaires européennes du Sénat, Patrick LE HYARIC, député européen du Front de Gauche, directeur de L’Humanité, et Alain RICHARD, sénateur PS du Val d’Oise, membre de la commission des Affaires européennes du Sénat, ancien ministre de la Défense.
Lors de mon intervention, j’ai voulu d’abord rappeler tout l’engagement qu’a été celui de Nicolas SARKOZY depuis 2007 pour remettre la France au cœur de l’Europe et pour construire une Europe plus forte : que ce soit au travers de la ratification du Traité de Lisbonne, de la Présidence française de l’UE particulièrement réussie, ou de la riposte à la crise, le Président de la République a su faire preuve de détermination, de courage, de réactivité et de volontarisme pour assurer un pilotage politique de l’Europe. C’est en effet de ce pilotage politique que l’Europe a besoin aujourd’hui.
Dans les crises qui ont marqué ce quinquennat, le Chef de l’Etat a réussi à créer une dynamique entraînant pour les pays européens : le couple franco-allemand a été un moteur particulièrement actif au sein des instances internationales, et aujourd’hui, le traité sur la gouvernance économique apporte à l’Union européenne la coordination des politiques économiques et budgétaires qui avaient fait défaut. Les deux traités qui ont été signés dernièrement entraînent l’Europe sur la bonne voie, sur la voie de la croissance, de la compétitivité et de l’emploi.
C’est sur cette voie que la politique européenne de la France doit permettre de continuer à avancer, mais elle doit savoir s’adapter au monde nouveau qui se créé autour de nous. Il est notamment nécessaire de refonder la politique commerciale de l’Europe. Cela passe par moins de naïveté, plus de réalisme, une défense de nos intérêts plus offensive, et une exigence de réciprocité et de concurrence loyale dans nos échanges. Cette nouvelle approche doit contribuer à construire une « Europe puissance » : en effet, maintenant que notre espace de paix est assuré, l’Europe doit devenir une puissance politique, économique, monétaire, diplomatique une « puissance régionale » qui doit parler d’une voix forte et audible.

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